I. Proportions et pourcentages
On considère une population de référence contenant individus, et une partie de cette population contenant individus. La proportion de cette partie est le quotient
Ce nombre appartient toujours à l'intervalle . Multiplié par , il s'exprime en pourcentage.
Lorsqu'une partie est incluse dans une partie , elle-même incluse dans la population totale, les proportions se multiplient :
Dans un lycée, des élèves sont en Seconde, et parmi ces élèves de Seconde, sont des filles. La proportion de filles de Seconde dans le lycée vaut
soit des élèves du lycée.
Un pourcentage n'a de sens que rapporté à une population de référence. Dire « les filles représentent » sans préciser de quoi rend l'information inexploitable, et c'est une source classique de confusion dans les énoncés.
II. Évolutions
Une grandeur passe d'une valeur initiale à une valeur finale , la première étant non nulle.
La variation absolue est la différence , exprimée dans l'unité de la grandeur.
Le coefficient multiplicateur est le quotient .
Le taux d'évolution est le quotient , souvent exprimé en pourcentage.
Le taux d'évolution et le coefficient multiplicateur se déduisent l'un de l'autre :
Lorsque plusieurs évolutions s'enchaînent, les coefficients multiplicateurs se multiplient :
Les taux d'évolution, eux, ne s'additionnent pas.
Un prix augmente de , puis baisse de . Le coefficient global vaut
Le prix final est donc inférieur de au prix de départ, alors que les deux pourcentages semblaient se compenser.
L'évolution réciproque est celle qui ramène à la valeur de départ. Son coefficient multiplicateur est l'inverse du coefficient initial :
Après une hausse de , le coefficient vaut . Pour revenir au prix initial, il faut multiplier par , soit une baisse de , et non de .
III. Indicateurs d'une série statistique
Les indicateurs de position résument où se situent les valeurs : la moyenne et la médiane.
Les indicateurs de dispersion mesurent l'étalement des valeurs autour de cette position : l'étendue, l'écart interquartile et l'écart type.
Lorsque les valeurs apparaissent avec les effectifs , la moyenne vaut
Si l'on ajoute un même nombre à toutes les valeurs d'une série, la moyenne augmente de . Si l'on multiplie toutes les valeurs par un même nombre , la moyenne est multipliée par .
Autrement dit, la série des a pour moyenne .
L'écart type mesure la dispersion autour de la moyenne : plus il est grand, plus les valeurs sont éloignées les unes des autres. Le calcul se fait à la calculatrice ou avec un tableur, mais l'interprétation reste exigible.
La comparaison associe toujours un indicateur de position et un indicateur de dispersion. Deux couples cohérents existent : moyenne avec écart type, ou médiane avec écart interquartile.
Le second couple convient mieux lorsque la série comporte des valeurs extrêmes, car la médiane et les quartiles y sont peu sensibles.
IV. Séries regroupées en classes
Lorsqu'une grandeur prend un très grand nombre de valeurs différentes, comme une taille ou un salaire, on regroupe les données par tranches de même amplitude, appelées classes.
La valeur exacte de chaque donnée étant perdue, on remplace chaque classe par son centre, puis on calcule la moyenne pondérée par les effectifs. Le résultat est une estimation de la moyenne réelle.
Pour la médiane, on repère la classe médiane, c'est-à-dire celle qui contient la valeur du milieu de l'effectif total, puis on estime la médiane à l'intérieur de cette classe en supposant les valeurs réparties uniformément.
Une série de tailles est regroupée ainsi.
| classe (en cm) | effectif | centre |
|---|---|---|
La moyenne estimée vaut
soit environ centimètres. L'effectif total étant , la médiane se trouve dans la classe , qui contient les individus de rangs à .
L'histogramme est la représentation adaptée à ces séries : l'aire de chaque rectangle est proportionnelle à l'effectif de la classe. Avec des classes de même amplitude, la hauteur suffit à lire l'effectif.
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