I. Multiples et diviseurs
Ce chapitre travaille dans l'ensemble des entiers relatifs, c'est-à-dire les entiers positifs et négatifs, et dans l'ensemble des entiers naturels, qui n'en garde que la partie positive.
On considère deux entiers relatifs et . Le nombre est un multiple de lorsqu'il existe un entier tel que
Dans ce cas, on dit aussi que est un diviseur de , ou que divise . Les deux formulations décrivent la même situation, vue depuis l'un ou l'autre des deux nombres.
Le nombre est un multiple de , puisque . Autrement dit, divise , et aussi.
Le nombre est un multiple de tous les entiers, car quel que soit .
La démarche consiste toujours à exhiber le facteur entier promis par la définition. Il faut donc transformer l'expression jusqu'à faire apparaître explicitement le produit , en précisant que est bien un entier.
Démonstration : La somme de deux multiples de 7 est un multiple de 7
On considère deux multiples de , notés et . Par définition, il existe deux entiers et tels que et . Alors
Comme est un entier, la somme s'écrit bien sous la forme : c'est un multiple de .
La démonstration ne dépend pas de la valeur . Elle vaut pour n'importe quel entier fixé à la place.
II. Nombres pairs et impairs
Un entier est pair lorsqu'il est un multiple de , c'est-à-dire lorsqu'il existe un entier tel que .
Un entier est impair lorsqu'il s'écrit pour un certain entier .
Tout entier est soit pair, soit impair, et jamais les deux à la fois.
Ces deux écritures générales, et , sont les outils de travail du chapitre. Dès qu'un énoncé parle de parité, les poser sur la copie est le premier geste utile.
Démonstration : Le carré d'un nombre impair est impair
On considère un entier impair . Il s'écrit avec entier, donc
Le nombre est un entier, donc est de la forme : le carré est impair.
La démonstration précédente permet de trancher sans calcul : est impair, puisque l'est. Inutile de poser la multiplication.
III. Fractions irréductibles
Une fraction est irréductible lorsque son numérateur et son dénominateur n'ont aucun diviseur commun autre que . C'est l'écriture la plus simple de ce nombre.
On cherche un diviseur commun au numérateur et au dénominateur, on simplifie, puis on recommence tant qu'un diviseur commun subsiste. Décomposer les deux nombres en produits de facteurs premiers rend la recherche systématique.
Par exemple, pour la fraction :
Les facteurs communs sont , et , dont le produit vaut . En divisant en haut et en bas par , il reste .
Simplifier une fraction ne consiste pas à barrer des termes d'une somme. L'écriture ne se simplifie pas en : seul un facteur commun à tout le numérateur et à tout le dénominateur peut disparaître.
IV. Deux algorithmes du programme
L'opérateur % de Python donne le reste de la division euclidienne. Un entier a est un multiple de b exactement lorsque ce reste est nul.
def est_multiple(a, b):
return a % b == 0
def plus_grand_multiple(a, b):
m = 0
while m + a <= b:
m = m + a
return m
La boucle avance de en et s'arrête juste avant de dépasser .
Passer à la pratique
9 exercices corrigés sur ce chapitre.
