I. Puissances et racines carrées
On considère un réel non nul et deux entiers relatifs et .
La racine carrée d'un réel positif , notée , est l'unique réel positif dont le carré vaut . La racine carrée d'un nombre strictement négatif n'existe pas dans .
On considère deux réels positifs et , le second étant non nul dans le quotient.
La racine carrée ne se distribue pas sur l'addition : le nombre vaut , alors que vaut . Aucune règle ne permet de simplifier .
Démonstration : Le produit des racines est la racine du produit
On considère deux réels positifs et , et on compare les deux nombres et .
Ces deux nombres sont positifs, comme produits et racines de nombres positifs. Il suffit donc de vérifier qu'ils ont le même carré, puisque deux nombres positifs de même carré sont égaux.
Les carrés sont égaux et les nombres sont positifs, donc .
Cette règle sert à simplifier les écritures :
II. Transformer une expression
Une même expression littérale possède plusieurs écritures. Elles donnent toutes les mêmes valeurs, mais elles ne répondent pas aux mêmes questions.
On considère deux réels et .
La forme développée réduite convient pour calculer une image ou comparer des coefficients.
La forme factorisée convient pour résoudre une équation ou étudier un signe, car elle fait apparaître les valeurs qui annulent l'expression.
Une même question peut donc commencer par une transformation, et c'est souvent la première ligne de la solution.
Prenons l'expression . Sa forme factorisée est , ce qui rend immédiate la résolution de : la seule solution est .
Exprimer une variable en fonction des autres relève du même travail. La relation donne , et la formule donne , à condition que les dénominateurs ne soient pas nuls.
III. Comparer et manipuler des inégalités
On considère quatre réels , , et .
Si , alors : ajouter un même nombre ne change pas le sens.
Si et , alors : multiplier par un nombre strictement positif ne change pas le sens.
Si et , alors : multiplier par un nombre strictement négatif change le sens.
Deux techniques se complètent.
La comparaison par différence consiste à étudier le signe de : si cette différence est positive, alors est le plus grand.
La comparaison par quotient ne vaut que pour des nombres strictement positifs : si le quotient dépasse , alors est le plus grand.
Comparons et par différence :
La différence est positive, donc est le plus grand des deux.
IV. Équations, inéquations et tableaux de signes
On considère deux réels et , avec .
L'équation admet une unique solution, le nombre .
L'inéquation a pour ensemble de solutions si , et si .
Un produit est nul si et seulement si l'un de ses facteurs est nul :
Pour étudier le signe d'un produit ou d'un quotient, la démarche comporte quatre étapes.
- Chercher les valeurs qui annulent chaque facteur, ainsi que celles qui annulent un dénominateur.
- Ranger ces valeurs dans l'ordre croissant sur la première ligne du tableau.
- Donner le signe de chaque facteur sur chaque intervalle, en s'appuyant sur la règle du premier degré.
- Multiplier les signes colonne par colonne pour obtenir la dernière ligne.
Une valeur interdite se marque par une double barre dans le tableau, car l'expression n'y est pas définie.
Étudions le signe de .
Le facteur s'annule en et il est négatif avant, positif après. Le facteur s'annule en et il est positif avant, négatif après.
| produit |
Le produit est donc positif exactement sur l'intervalle .
Une équation du type demande de commencer par écarter les valeurs qui annulent . Les oublier conduit à annoncer des solutions qui n'existent pas.
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