I. Vecteur normal à une droite
Le plan est rapporté à un repère orthonormé. Une droite se décrit par la direction qu'elle suit, donnée par un vecteur directeur, mais aussi par la direction perpendiculaire, donnée par un vecteur normal. Cette seconde description simplifie beaucoup les questions d'orthogonalité.
Un vecteur normal à une droite est un vecteur non nul orthogonal à tout vecteur directeur de .
La droite d'équation admet pour vecteur normal le vecteur , et pour vecteur directeur le vecteur .
Les coefficients de l'équation se lisent donc directement comme les coordonnées d'un vecteur normal.
On considère une droite passant par et de vecteur normal . Un point appartient à cette droite si et seulement si les vecteurs et sont orthogonaux, c'est-à-dire si et seulement si leur produit scalaire est nul :
Il ne reste plus qu'à développer pour obtenir la forme .
Cherchons l'équation de la droite passant par et de vecteur normal :
Cette méthode donne aussi la médiatrice et la hauteur d'un triangle sans calcul de pente : la médiatrice de passe par le milieu de ce segment et admet pour vecteur normal.
II. Projeté orthogonal
Le projeté orthogonal d'un point sur une droite est le point de tel que la droite soit perpendiculaire à . C'est le point de le plus proche de , et la distance s'appelle la distance de à la droite .
La démarche comporte trois étapes.
- Écrire l'équation de la droite passant par et perpendiculaire à : un vecteur directeur de en est un vecteur normal.
- Résoudre le système formé par les équations de et de .
- Le couple solution donne les coordonnées du projeté .
Cherchons le projeté orthogonal de sur la droite d'équation .
Un vecteur directeur de est , qui sert de vecteur normal à la perpendiculaire. Celle-ci a donc pour équation
En remplaçant par : , donc et , puis .
Le projeté orthogonal est le point , et la distance de à la droite vaut .
III. Équations de cercles
Le cercle de centre et de rayon est l'ensemble des points tels que , ce qui s'écrit
Cette équation traduit simplement le calcul d'une distance, élevé au carré pour supprimer la racine.
Une équation développée du type peut être celle d'un cercle. Pour le vérifier, on regroupe les termes en d'un côté, ceux en de l'autre, et on complète chaque groupe en un carré.
Trois cas se présentent selon le nombre obtenu à droite : strictement positif, c'est un cercle ; nul, l'ensemble se réduit à un point ; strictement négatif, aucun point ne convient.
Étudions l'équation . En complétant les carrés :
L'équation devient : il s'agit du cercle de centre et de rayon .
Le cercle de diamètre est l'ensemble des points tels que
En coordonnées, cette condition se développe directement en une équation de cercle, sans avoir à calculer le centre ni le rayon au préalable.
IV. Choisir un repère
Beaucoup de configurations géométriques se traitent plus simplement en plaçant soi-même un repère, plutôt qu'en raisonnant sur la figure.
Le choix judicieux place l'origine en un point remarquable de la figure, et fait porter les axes par des côtés perpendiculaires. Les coordonnées des points deviennent alors simples, souvent des et des , et les calculs de distances ou de produits scalaires se réduisent à quelques lignes.
Prenons un carré de côté , avec le repère d'origine porté par les côtés et . Les sommets ont alors pour coordonnées , , et .
Les diagonales correspondent aux vecteurs et , dont le produit scalaire vaut
Les diagonales d'un carré sont donc perpendiculaires, et la démonstration tient en trois lignes.
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