Bac maths 2025 — Amérique du Nord jour 1

Épreuve d'enseignement de spécialité · 21 mai 2025 · 4 h

4 exercices20 points

Sujet et corrigé : APMEP. Ce sujet et son corrigé sont produits et mis à disposition par l'APMEP (Association des professeurs de mathématiques de l'enseignement public). Mise en page et intégration : Ascension Maths.Sujet officiel (PDF)Corrigé officiel (PDF)Toutes les annales 2025 sur apmep.fr

1

Exercice 1

6 pts

Pour accéder au réseau privé d'une entreprise depuis l'extérieur, les connexions des employés transitent aléatoirement via trois serveurs distants différents, notés A, B et C. Ces serveurs ont des caractéristiques techniques différentes et les connexions se répartissent de la manière suivante :

  • 25 % des connexions transitent via le serveur A;
  • 15 % des connexions transitent via le serveur B;
  • le reste des connexions s'effectue via le serveur C.

Les connexions à distance sont parfois instables et, lors du fonctionnement normal des serveurs, les utilisateurs peuvent subir des déconnexions pour différentes raisons (saturation des serveurs, débit internet insuffisant, attaques malveillantes, mises à jour de logiciels, etc.).

On dira qu'une connexion est stable si l'utilisateur ne subit pas de déconnexion après son identification aux serveurs. L'équipe de maintenance informatique a observé statistiquement que, dans le cadre d'un fonctionnement habituel des serveurs :

  • 90 % des connexions via le serveur A sont stables;
  • 80 % des connexions via le serveur B sont stables;
  • 85 % des connexions via le serveur C sont stables.

Les parties A et B sont indépendantes l'une de l'autre et peuvent être traitées séparément.

Partie A

On s'intéresse au hasard à l'état d'une connexion effectuée par un employé de l'entreprise. On considère les évènements suivants :

  • AA : « La connexion s'est effectuée via le serveur A »;
  • BB : « La connexion s'est effectuée via le serveur B »;
  • CC : « La connexion s'est effectuée via le serveur C »;
  • SS : « La connexion est stable ».

On note S\overline{S} l'évènement contraire de l'évènement SS.

  1. Recopier et compléter l'arbre pondéré ci-dessous modélisant la situation de l'énoncé.

Figure de l'exercice 1

  1. Démontrer que la probabilité que la connexion soit stable et passe par le serveur B est égale à 0,120{,}12.

  2. Calculer la probabilité P(CS)P\left(C \cap \overline{S}\right) et interpréter le résultat dans le contexte de l'exercice.

  3. Démontrer que la probabilité de l'évènement SS est P(S)=0,855P(S) = 0{,}855.

  4. On suppose désormais que la connexion est stable.

    Calculer la probabilité que la connexion ait eu lieu depuis le serveur B.

    On donnera la valeur arrondie au millième.

Partie B

D'après la partie A, la probabilité qu'une connexion soit instable est égale à 0,1450{,}145.

  1. Dans le but de détecter les dysfonctionnements de serveurs, on étudie un échantillon de 50 connexions au réseau, ces connexions étant choisies au hasard. On suppose que le nombre de connexions est suffisamment important pour que ce choix puisse être assimilé à un tirage avec remise.

    On désigne par XX la variable aléatoire égale au nombre de connexions instables au réseau de l'entreprise, dans cet échantillon de 50 connexions.

    1. On admet que la variable aléatoire XX suit une loi binomiale. Préciser ses paramètres.
    2. Donner la probabilité qu'au plus huit connexions soient instables. On donnera la valeur arrondie au millième.
  2. Dans cette question, on constitue désormais un échantillon de nn connexions, toujours dans les mêmes conditions, où nn désigne un entier naturel strictement positif. On note XnX_{n} la variable aléatoire égale aux nombres de connexions instables et on admet que XnX_{n} suit une loi binomiale de paramètres nn et 0,145.

    1. Donner l'expression en fonction de nn de la probabilité pnp_{n} qu'au moins une connexion de cet échantillon soit instable.
    2. Déterminer, en justifiant, la plus petite valeur de l'entier naturel nn telle que la probabilité pnp_{n} est supérieure ou égale à 0,99.
  3. On s'intéresse à la variable aléatoire FnF_{n} égale à la fréquence de connexions instables dans un échantillon de nn connexions, où nn désigne un entier naturel strictement positif.

    On a donc Fn=XnnF_{n}=\dfrac{X_{n}}{n}, où XnX_{n} est la variable aléatoire définie à la question 2.

    1. Calculer l'espérance E(Fn)E\left(F_{n}\right).

      On admet que V(Fn)=0,123975nV\left(F_{n}\right)=\dfrac{0{,}123975}{n}.

    2. Vérifier que : P(Fn0,1450,1)12,5nP\left(\left|F_{n}-0{,}145\right| \geqslant 0{,}1\right) \leqslant \dfrac{12{,}5}{n}

    3. Un responsable de l'entreprise étudie un échantillon de 10001\,000 connexions et constate que pour cet échantillon F1000=0,3F_{1000}=0{,}3. II soupçonne un dysfonctionnement des serveurs. A-t-il raison ?

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2

Exercice 2

5 pts

On considère la suite numérique (un)\left(u_{n}\right) définie par son premier terme u0=2u_{0}=2 et pour tout entier naturel nn, par :

un+1=2un+1un+2u_{n+1}=\dfrac{2 u_{n}+1}{u_{n}+2}

On admet que la suite (un)\left(u_{n}\right) est bien définie.

  1. Calculer le terme u1u_{1}.

  2. On définit la suite (an)\left(a_{n}\right) pour tout entier naturel nn, par :

    an=unun1a_{n}=\dfrac{u_{n}}{u_{n}-1}

    On admet que la suite (an)\left(a_{n}\right) est bien définie.

    1. Calculer a0a_{0} et a1a_{1}.

    2. Démontrer que, pour tout entier naturel nn, an+1=3an1a_{n+1}=3 a_{n}-1.

    3. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel nn supérieur ou égal à 1,

      an3n1a_{n} \geqslant 3 n-1
    4. En déduire la limite de la suite (an)\left(a_{n}\right).

  3. On souhaite étudier la limite de la suite (un)\left(u_{n}\right).

    1. Démontrer que pour tout entier naturel nn, un=anan1u_{n}=\dfrac{a_{n}}{a_{n}-1}.
    2. En déduire la limite de la suite (un)\left(u_{n}\right).
  4. On admet que la suite (un)\left(u_{n}\right) est décroissante.

    On considère le programme suivant écrit en langage Python :

    1def algo(p):
    2u=2
    3n=0
    4while u-1>p:
    5u=(2*u+1)/(u+2)
    6n=n+1
    7return (n,u)
    1. Interpréter les valeurs n et u renvoyées par l'appel de la fonction algo(p) dans le contexte de l'exercice.
    2. Donner, sans justifier, la valeur de nn pour p=0,001p=0{,}001.
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3

Exercice 3

4 pts

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Chaque réponse doit être justifiée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

L'espace est rapporté à un repère orthonormé (O;ı,ȷ,k)\left(\text{O}\,;\,\vec{\imath},\,\vec{\jmath},\,\vec{k}\right).

On considère la droite (d)(d) dont une représentation paramétrique est :

{x=32ty=1z=26t, ouˋ tR\left\{\begin{array}{lcl} x&=&3 - 2 t \\ y&=&-1 \\ z&=&2 - 6 t \end{array} \quad, \text { où } t \in \mathbb{R}\right.

On considère également les points suivants :

  • A(3 ; 3 ; 2)(3~;~-3~;~-2)
  • B(5 ; 4 ; 1)(5~;~-4~;~-1)
  • C le point de la droite (d)(d) d'abscisse 2
  • H le projeté orthogonal du point B sur le plan P\mathcal{P} d'équation x+3z7=0x + 3z -7 = 0

Affirmation 1

La droite (d)(d) et l'axe des ordonnées sont deux droites non coplanaires.

Affirmation 2

Le plan passant par AA et orthogonal à la droite (d)(d) a pour équation cartésienne :

x+3z+3=0x + 3z + 3= 0

Affirmation 3

Une mesure, exprimée en radian, de l'angle géométrique BAC^\widehat{\mathrm{BAC}} est π6\dfrac{\pi}{6}.

Affirmation 4

La distance BH est égale à 102\dfrac{\sqrt{10}}{2}.

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4

Exercice 4

5 pts

La partie C est indépendante des parties A et B.

Partie A

On donne ci-dessous, dans un repère orthogonal, les courbes C1\mathcal{C}_{1} et C2\mathcal{C}_{2}, représentations graphiques de deux fonctions définies et dérivables sur R\mathbb{R}. L'une des deux fonctions représentées est la fonction dérivée de l'autre. On les notera gg et gg’.

On précise également que :

  • La courbe C1\mathcal{C}_{1} coupe l'axe des ordonnées au point de coordonnées (0 ; 1)(0~;~1).
  • La courbe C2\mathcal{C}_{2} coupe l'axe des ordonnées au point de coordonnées (0 ; 2)(0~;~2) et l'axe des abscisses aux points de coordonnées (2 ; 0)(-2~;~0) et (1 ; 0)(1~;~0).

Courbe représentative d'une fonction dans un repère — exercice 4

  1. En justifiant, associer à chacune des fonctions gg et gg' sa représentation graphique.
  2. Justifier que l'équation réduite de la tangente à la courbe représentative de la fonction gg au point d'abscisse 0 est y=2x+1y=2x + 1.

Partie B

On considère (E)(E) l'équation différentielle

y+y=(2x+3)ex,y+y’=(2x + 3) \text{e}^{-x},

yy est une fonction de la variable réelle xx.

  1. Montrer que la fonction f0f_{0} définie pour tout nombre réel xx par f0(x)=(x2+3x)exf_{0}(x)=\left(x^{2}+3 x\right) \text{e}^{-x} est une solution particulière de l'équation différentielle (E)(E).

  2. Résoudre l'équation différentielle (E0):y+y=0\left(E_{0}\right): y+ y'= 0.

  3. Déterminer les solutions de l'équation différentielle (E)(E).

  4. On admet que la fonction gg décrite dans la partie A est une solution de l'équation différentielle (E)(E).

    Déterminer alors l'expression de la fonction gg.

  5. Déterminer les solutions de l'équation différentielle (E)(E) dont la courbe admet exactement deux points d'inflexion.

Partie C

On considère la fonction ff définie pour tout nombre réel xx par :

f(x)=(x2+3x+2)exf(x)=\left(x^{2}+3 x+2\right) \text{e}^{-x}
  1. Démontrer que la limite de la fonction ff en ++\infty est égale à 0.

    On admet par ailleurs que la limite de la fonction ff en -\infty est égale à ++\infty.

  2. On admet que la fonction ff est dérivable sur R\mathbb{R}. On note ff’ la fonction dérivée de ff sur R\mathbb{R}.

    1. Vérifier que, pour tout nombre réel xx, f(x)=(x2x+1)exf’(x)=\left(-x^{2}-x+1\right) \text{e}^{-x}.
    2. Déterminer le signe de la fonction dérivée ff’ sur R\mathbb{R} puis en déduire les variations de la fonction ff sur R\mathbb{R}.
  3. Expliquer pourquoi la fonction ff est positive sur l'intervalle [0;+[[0;+\infty[.

  4. On notera Cf\mathcal{C}_{f} la courbe représentative de la fonction ff dans un repère orthogonal (O;ı,ȷ)\left(\text{O}\,;\,\vec{\imath},\,\vec{\jmath}\right). On admet que la fonction FF définie pour tout nombre réel xx par F(x)=(x25x7)exF(x)=\left(-x^{2}-5 x-7\right) \text{e}^{-x} est une primitive de la fonction ff.

    Soit α\alpha un nombre réel positif.

    Déterminer l'aire A(α)\mathcal{A}(\alpha), exprimée en unité d'aire, du domaine du plan délimité par l'axe des abscisses, la courbe Cf\mathcal{C}_{f} et les droites d'équation x=0x=0 et x=αx=\alpha.

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